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L’éco-innovation dans les PME’s

By 15/11/2021 décembre 23rd, 2021 No Comments

Sabrine Chauvaux a présenté son mémoire « What are the drivers and the barriers to eco-innovation in small and medium structures ? » au salon Hope à Namur ce 24 octobre.

L’éco-innovation permet de générer une prospérité économique, écologique et sociale sur le long terme. Malheureusement, cette stratégie de développement durable est rarement mise en pratique au sein des entreprises notamment en raison d’une méconnaissance de ce concept qui mérite pourtant à être connu. Dans son mémoire, Sabrine Chauvaux a cherché à comprendre quels sont les freins et les moteurs à l’éco-innovation dans les entreprises car cela leur permettrait d’être dans une situation de win-win pour l’environnement mais aussi pour les entreprises.

L’éco-innovation nait de deux concepts : le développement durable et l’innovation. « L’innovation est le processus de transformation d’une idée en un produit ou un service commercialisable nouveau ou amélioré, ou en une nouvelle façon de faire les choses. Le processus d’innovation couvre toutes les activités scientifiques, techniques, commerciales et financières nécessaires pour commercialiser avec succès le nouveau produit ou service ou pour mettre en œuvre la nouvelle façon de faire les choses  » (OCDE, 2005).

L’hypothèse de Porter et Van der Linde est que l’adaptation des activités des entreprises aux réglementations environnementales oblige les entreprises à « internaliser les coûts des externalités environnementales négatives qu’elles génèrent » (Kumar & Managi, 2009). Selon eux, si ces réglementations sont bien conçues, cela impose aux entreprises d’innover et donc d’éco-innover. La réduction de la pollution équivaut à une meilleure utilisation des ressources. L’éco-innovation amène certains gains de productivité mais permet également de concurrencer les autres entreprises. Il s’agit alors d’une situation de « win-win » pour les entreprises et pour l’environnement.

Pour la réalisation de son mémoire, Sabrine Chavaux a mené une étude qualitative auprès de 6 entreprises (NEreus, Haffner, Nexxtlab, Tri-vizor, Yuman, Planet Care) qui visait à comprendre quels étaient les moteurs et les freins à l’éco-innovation.  Les entretiens menés auprès des professionnels ont permis d’aboutir à 8 éléments clé qui favorisent et 8 éléments clé qui freinent les petites et moyennes entreprises à adopter l’éco-innovation. Le tableau ci-dessous vous présente ces éléments :

 

Moteurs Barrières
Crise sociétale et environnementale Aspects financiers
Valeurs et convictions durables des administrateurs Petites entreprises
Ouverture de nouveaux marchés Nouveauté du concept
Demande du marché ou du client Avis négatifs
Règlement Maintenir la mission
Marché de la croissance : tendance à la hausse, opportunités futures Communication
Avantages des ressources humaines et sens du travail Désavantage économique : pas toujours aussi rentable que les autres
Avantages marketing Problèmes techniques

 

Dans l’étude menée par Chauvaux et contrairement à ce qui émane de la littérature, de nouveaux éléments sont venus appuyer la motivation des entreprises à devenir éco-entrepreneurs. Alors que la législation et le marché étaient déjà repris et mis en évidence dans la littérature, les entretiens ont permis de faire émerger que la crise sociétale et environnementale, la croissance du marché, la petite taille des entreprises, les opinions négatives, le maintien de la mission et la communication étaient d’avantage mis en avant.

Le travail présenté par Sabrine Chauvaux a permis d’aboutir à toute une série de recommandations qui pourraient diminuer les freins et favoriser l’éco-entreprenariat. Dans son mémoire, Sabrine Chauvaux explique notamment que la société devrait pouvoir évoluer et intégrer les objectifs environnementaux comme une préoccupation transversale et globale. La sensibilisation des entreprises à l’urgence climatique, le rôle que ces dernières peuvent jouer notamment en collaboration avec le gouvernement, pourrait être un facteur d’amélioration de la situation climatique actuelle. Chauvaux met particulièrement en évidence la sensibilisation et l’amélioration du cadre règlementaire pour permettre de favoriser l’éco-entreprenariat.

L’éco-innovation est une stratégie pertinente qui permet de lutter pour l’amélioration de la crise socio-écologique actuelle. Aider, sensibiliser et favoriser la mise en place de cette stratégie au sein d’un nombre toujours plus grand de petites et moyennes entreprises doit être un enjeu majeur pour le politique et le monde de l’entreprenariat. Il s’agit maintenant de trouver le juste compromis qui pourrait permettre tant à nos petites et moyennes entreprises qu’à l’écologie d’être mutuellement gagnantes dans cette situation.

Si vous souhaitez d’avantage d’informations, n’hésitez pas à contacter Sabrine Chauvaux à l’adresse suivante : sabrinechauvaux@gmail.com

 

#Sustainability #innovation